Les Pointes : Ces chaussons de danse qui « élèvent » les ballerines

Marie Taglioni, en 1832, émerveille le public en étant la première ballerine à danser tout un ballet sur pointes « La Sylphide » créé pour elle par son père Philippe Taglioni.
Par cette technique précieuse, la danseuse se redresse comme si elle était au-dessus du sol, et représente la grâce, la légèreté tout en cherchant à être toujours plus aérienne.

Dans cet effort de légèreté; l’équilibre, le mouvement et la rotation donnent naissance à des figures élancées; la silhouette de la danseuse s’affine et le contraste entre la grâce féminine et la force musculaire du danseur s’accentue.
Les pointes donnent de l’envol à certains mouvements comme l’arabesque par exemple et rendent la danse si légère que cela semble ne demander aucun effort.

Cependant, c’est le résultat d’un travail long et régulier et cela demande au corps d’avoir une bonne posture avec un dos, des jambes et des chevilles convenablement musclés.
L’utilisation correcte des pointes nécessite un entraînement musculaire spécial.
Les orteils doivent rester entièrement allongés dans les chaussons, maintenus les uns contre les autres formant ainsi une base solide, rigide qui sécurisera les évolutions des mouvements.
Pour toutes ces raisons, il est important de ne pas débuter les pointes trop tôt.
En général, après l’accord du professeur, c’est aux alentours de 11-12 ans que les enfants enfilent leurs premières paires de ces magnifiques petits chaussons de satin à l’extrémité rigide, et peuvent enfin débuter ce qu’on appelle faire les pointes.

Même si les chaussons se sont beaucoup améliorés depuis leurs débuts, on ne peut éviter l’inéluctable, l’apparition des premières ampoules !
Dans le passé, les danseuses de ballet connaissaient apparemment un moyen infaillible pour protéger leurs pieds … elles enveloppaient leurs orteils avec … des escalopes de veau !

Comme le tutu, les pointes sont un symbole de la danse classique.
